Mise à jour 31/08/2026
Votre commune est reconnue en état de catastrophe naturelle à la suite de mouvements de sol.
Vous avez déclaré le sinistre… et pourtant, l’expert de votre assurance conclut que les désordres n’ont « rien à voir » avec le phénomène, ou vous propose une indemnisation très inférieure au coût réel des travaux.
Ce blocage n’a rien d’exceptionnel. Il est même plutôt fréquent. Il n’est pas une fin de non-recevoir. Votre contrat prévoit presque toujours une issue en cas de désaccord persistant : la tierce expertise.
Expert d’assuré indépendant à Bordeaux, Franck Noury accompagne depuis des années des propriétaires girondins dans cet exercice précis. Voici comment il fonctionne, et à quel moment il devient votre meilleur levier.

La tierce expertise est une procédure amiable inscrite dans la quasi-totalité des contrats multirisques habitation.
Le principe est simple. 2 experts se sont déjà exprimés :
l’expert mandaté par l’assureur,
votre propre expert d’assuré (la contre-expertise).
S’ils ne parviennent pas à s’accorder, un troisième expert peut être désigné d’un commun accord dans le cadre de ce qu’on appelle la tierce expertise. Ce troisème expert a pour rôle de trancher le désaccord technique et d’arbitrer sur les enjeux financiers.
Ce n’est ni un procès, ni une médiation de l’assurance, ni une expertise judiciaire. C’est un arbitrage, plus rapide et bien moins coûteux qu’une procédure devant le tribunal.
En pratique, la tierce expertise se déclenche sur 3 points de friction :
La cause du sinistre : les fissures viennent-elles du retrait-gonflement des argiles, ou d’un défaut de fondation préexistant ?
L’étendue des dommages : quels éléments de l’ouvrage sont réellement touchés ?
Le chiffrage : quel montant permet une réparation durable en sous oeuvre, et non un simple rebouchage cosmétique ?
Sur les sinistres sécheresse, c’est très souvent le premier point qui bloque.
Le sol argileux d’une grande partie du département se rétracte en période de sécheresse, puis gonfle lors du retour des pluies. Les fondations travaillent. Les fissures apparaissent, souvent en escalier sur les façades ou en biais aux angles des ouvertures.
Le problème : ces désordres ressemblent à d’autres pathologies. Défaut de drainage, végétation trop proche, hétérogénéité du sol, malfaçon d’origine… Un rapport d’expertise d’assurance rapide peut légitimement conclure à une cause « non garantie ».
Les motifs de refus ou de sous-indemnisation les plus courants :
fissures jugées « superficielles » ou « esthétiques » ;
désordres attribués à une antériorité au sinistre déclaré ;
reconnaissance partielle : seuls quelques mètres linéaires sont retenus ;
chiffrage limité au rebouchage, sans reprise structurelle des fondations.
Envisagez sérieusement une contre-expertise, puis une tierce expertise, si :
aucun sondage de sol ni investigation approfondie n’a été réalisé ;
l’expert d’assurance est passé moins d’une heure sur place ;
le rapport de votre expert d’assuré et ses arguments sont rejetés en bloc par la compagnie et son expert ;
la proposition d’indemnisation ne couvre manifestement pas une réparation pérenne ;
vos observations lors de la visite n’apparaissent nulle part dans le document.
Constat du désaccord. Votre expert d’assuré et celui de l’assureur actent, par écrit, qu’ils ne s’entendent pas.
Demande de tierce expertise. Elle s’appuie sur la clause de votre contrat, à formuler par écrit auprès de l’assureur.
Désignation du tiers expert. Les 2 parties doivent le choisir d’un commun accord. À défaut, le président du tribunal judiciaire peut le désigner en référé.
Réunion contradictoire sur site. Les 3 experts se réunissent. Chacun défend sa position, pièces à l’appui.
Conclusions du tiers expert. Elles règlent le litige entre les parties en allant rechercher une vérité technique et un accord qui souvent vaut transaction.
Dans la très grande majorité des contrats, les honoraires du tiers expert sont partagés à parts égales entre l’assuré et l’assureur.
2 réflexes utiles :
Relisez vos conditions générales. Certains contrats prévoient une répartition différente, voire une prise en charge intégrale par l’assureur.
Vérifiez la garantie « honoraires d’expert ». Beaucoup de contrats MRH remboursent tout ou partie des honoraires de votre expert d’assuré. C’est un budget que vous croyez à votre charge, alors qu’il ne l’est parfois pas.
Un expert honnête vous dit aussi ce que la procédure ne fera pas.
La tierce expertise porte sur la technique et le chiffrage du préjudice. Elle ne réécrit pas votre contrat : si une garantie est absente ou si une exclusion est valablement opposée, elle ne pourra pas la créer.
Ses conclusions engagent les 2 parties. En théorie, il reste possible de saisir la justice ensuite, mais un rapport défavorable pèsera lourd. On ne déclenche donc pas une tierce expertise à l’aveugle : on la prépare.
La mission du tiers expert intervient précisément lorsqu’un désaccord technique persiste entre assuré et assureur.
Lorsque Franck Noury est désigné comme tiers expert, son rôle est alors d’apporter une analyse impartiale et argumentée, fondée sur ses constatations, les pièces du dossier et son expérience technique.
Il ne s’agit donc pas d’une nouvelle contre-expertise destinée à défendre l’une des parties. Le tiers expert occupe une position d’arbitre technique entre les 2 experts afin de permettre l’aboutissement du processus d’expertise prévu par le contrat d’assurance.
Son intervention peut ainsi permettre de résoudre un désaccord sans avoir à engager une procédure judiciaire.
Expert bâtiment indépendant, Franck Noury intervient notamment sur des problématiques liées aux fissures, mouvements de structure, humidité, infiltrations et autres désordres affectant les maisons et bâtiments d’habitation.
Cette expérience lui permet d’intervenir comme tiers expert lorsque le différend nécessite une bonne compréhension du bâtiment, des désordres observés et des solutions de réparation envisageables.
Basé dans le Sud-Ouest, NOURY EXPERTISES intervient notamment en Gironde (33) et plus largement en Nouvelle-Aquitaine.
La tierce expertise suppose qu’une première phase d’expertise ait déjà fait apparaître un désaccord persistant entre les parties.
Lorsque les conditions prévues au contrat sont réunies, l’assuré et l’assureur, par l’intermédiaire de leurs experts respectifs, peuvent s’accorder sur la désignation de Franck Noury comme tiers expert.
Avant d’accepter la mission, NOURY EXPERTISES prend connaissance de son objet et vérifie notamment son périmètre ainsi que l’absence de conflit d’intérêts.
Cette indépendance est essentielle : contrairement à l’expert d’assuré ou à l’expert mandaté par la compagnie, le tiers expert n’est pas le représentant de l’une des deux parties.
Ne restez pas seul face à un rapport que vous ne comprenez pas ou que vous jugez injuste. Contactez NOURY EXPERTISES pour un premier échange sur votre situation : vous saurez rapidement si une contre-expertise ou une tierce expertise est pertinente dans votre cas.
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